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La gestion des matières résiduelles

Matière résiduelle : ce qui reste après une activité ou un processus et qui n’est plus utile dans sa forme actuelle. Ce peut être des matières recyclables ou compostables, des déchets, des résidus de production, des appareils électroniques désuets, etc.

L’expression « gestion des matières résiduelles », ou GMR, fait référence aux méthodes visant à réduire, réutiliser, recycler et valoriser ces « restes » dans le but de diminuer leurs effets sur l’environnement, la société et l’économie.

Face à la crise environnementale et climatique et aux enjeux considérables de la gestion des sites d’enfouissement au Québec, le gouvernement a déployé une série de mesures pour favoriser une société sans gaspillage et encourager la réduction, la réutilisation, le recyclage et la valorisation des matières résiduelles. L’objectif central de ces mesures est que les seules matières résiduelles envoyées dans les sites d’enfouissement soient les résidus ultimes, donc ceux qui ne peuvent être ni réutilisés, ni recyclés, ni valorisés.

Parallèlement, les technologies de tri et de recyclage sont en développement croissant et le public est de plus en plus conscient de l’importance d’une gestion responsable des matières résiduelles. Les entreprises québécoises sont donc à un point de bascule où elles ont l’opportunité de transformer leurs enjeux de gestion des matières résiduelles en de véritables innovations durables!

LE SAVIEZ VOUS

Le gouvernement provincial s’est engagé à valoriser 60 % des matières organiques et 75 % des matières recyclables produites au Québec d’ici la fin de 2023.

Ces objectifs sont énoncés dans le Plan d’action 2019-2024 du gouvernement et concernent toutes les entités de la province, y compris le secteur des industries, commerces et institutions (ICI), qui génère plus de 40 % des matières résiduelles de la province. Pour atteindre ces objectifs, il est fort probable que des mesures réglementaires plus strictes soient instaurées pour inciter les entités concernées à changer leurs pratiques de gestion des matières résiduelles. Ainsi, il est essentiel pour les entreprises de se préparer à d’éventuels changements réglementaires en alignant leurs pratiques sur ces aspirations provinciales.

Pour en savoir davantage sur le Plan d’action 2019-2024 et sur les politiques, programmes et règlements du gouvernement du Québec, visitez la section des matières résiduelles sur le site web du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

Objectifs de ce guide

Êtes-vous parmi les entreprises qui jugent essentiel de réduire leur empreinte environnementale? Vous souhaitez améliorer la gestion des matières résiduelles (GMR) au sein de votre organisation, mais vous manquez d’informations ou de ressources? Si vous avez répondu « oui » à ces questions, alors ce guide est fait pour vous! Il a pour objectif :

  • d’accroître votre compréhension de la GMR et de son rôle essentiel dans le contexte du développement durable;

  • d’offrir les informations nécessaires pour améliorer la GMR au sein de votre organisation, en diminuant la production de déchets, en augmentant les taux de recyclage et de compostage et en améliorant le tri à la source;

  • d’initier les personnes intéressées au concept de l’économie circulaire et montrer de quelles manières ses 12 stratégies peuvent être appliquées pour améliorer la GMR.

Pourquoi améliorer la gestion des matières résiduelles dans votre entreprise?

  • Pour réduire vos coûts de collecte des matières résiduelles et vos dépenses liées aux achats de produits.
  • Pour démontrer votre engagement envers l’environnement et améliorer l’image de votre entreprise.
  • Pour répondre aux attentes des personnes employées.
  • Pour se conformer à la réglementation provinciale et municipale.
  • Pour préserver nos ressources et protéger l’environnement.
  • Pour contribuer à la performance du Québec en matière de GMR et à l’atteinte des objectifs gouvernementaux.

CLIENTÈLE VISÉE

  • Les producteurs agrotouristiques et les artisans transformateurs ainsi que leurs employés attitrés à l’élaboration des expériences touristiques.
  • Les restaurateurs et chefs.
  • Les gestionnaires d’événements en tourisme gourmand.
  • Les lieux d’hébergement.
  • Les attraits touristiques.

Les grandes catégories de matières résiduelles

Les matières résiduelles peuvent être classées en plusieurs grandes catégories, en fonction de leur nature et de leur composition. Voici les catégories les plus courantes.

Déchet ultime : matière résiduelle qui ne peut être ni recyclée ni compostée, qui doit être jetée à la poubelle.

Matière recyclable : matière résiduelle pouvant être réintroduite dans un processus de production et transformée en nouveaux produits. Cela comprend certains plastiques, le verre, le métal et certains types de papier et de carton.

Matière organique : matière résiduelle qui provient de matières vivantes (animales ou végétales) et qui peut se dégrader naturellement grâce à l’action de microorganismes. Cela comprend les résidus alimentaires et agroalimentaires, les résidus verts et agricoles et certains types de papier et de carton. La majorité de ces matières peuvent être valorisées en compost qui s’avère être un amendement de sol riche en nutriments.

Matière dangereuse résiduelle : matière résiduelle qui, en raison de ses caractéristiques chimiques ou physiques, constitue un risque pour l’environnement ou la santé humaine. On retrouve normalement un ou plusieurs pictogrammes sur leur emballage indiquant leur caractère corrosif, inflammable, toxique ou explosif, par exemple. Cela comprend les contenants de peintures, les solvants, les huiles usagées, les batteries, certains produits de nettoyage, etc.

Résidu de construction, rénovation et démolition (CRD) : matière résiduelle engendrée par la construction, la rénovation, la démolition de bâtiments ou d’infrastructures. Cela comprend le béton, les briques, le bois, le métal, le plâtre, les matériaux d’isolation, etc.

Résidu électronique : matière résiduelle provenant d’appareils électroniques obsolètes ou hors d’usage comme les ordinateurs, les téléphones portables, les téléviseurs, les appareils électroménagers, etc.

Consigne ou recyclage? Comment disposer des contenants consignés?

La consigne — soit le système de dépôt remboursable pour certaines bouteilles et canettes au Québec — est préférable au recyclage, car elle permet de réutiliser directement les contenants après nettoyage, préservant ainsi leur qualité et économisant l’énergie nécessaire à leur recyclage et leur refabrication. Les systèmes de consigne ont un taux de récupération plus élevé, réduisant les matières résiduelles et utilisant les ressources le plus longtemps possible.

Vous pouvez collecter les contenants consignés au sein de votre entreprise en vous procurant des boîtes Consignation.

Bon à savoir

Vous rencontrez des difficultés pour gérer certaines matières résiduelles?

Pensez à utiliser l’application mobile Ça va où? de Recyc-Québec. Bien que cette application ait été initialement développée pour aider les citoyennes et citoyens à trier leurs matières résiduelles, elle peut être une ressource précieuse pour votre entreprise. Elle vous permettra de savoir rapidement comment vous départir de chaque type de matières résiduelles.

Les 3RV-E : la règle d’or pour une gestion écoresponsable des matières résiduelles

L’expression « 3RV-E » est un acronyme des mots suivants : Réduction à la source, Réemploi, Recyclage, Valorisation et Élimination. C’est une série d’actions clés et même une philosophie qui devrait guider notre façon de consommer et de gérer nos matières résiduelles afin de minimiser leur impact sur l’environnement, la société et l’économie.

Cette approche encourage la priorisation de ces actions dans l’ordre mentionné en mettant l’accent sur la réduction des matières résiduelles avant tout et en considérant l’élimination comme dernier recours.

LES ÉTAPES À SUIVRE

Avant de vous procurer un bien, voici donc une série de questions à vous poser – prenons un exemple concret avec l’achat d’une imprimante :

1. Le bien est-il adapté à vos besoins?
Avant d’acheter l’imprimante, analysez si ses fonctionnalités et spécifications répondent à vos besoins réels.

2. Avez-vous considéré l’achat de biens usagés ou reconditionnés?
De nombreux revendeurs d’équipements informatiques proposent des imprimantes d’occasion ou reconditionnées qui ont été vérifiées, nettoyées et réparées pour garantir leur bon fonctionnement.

3. Avez-vous considéré les possibilités de location?
Si vous avez besoin d’une imprimante uniquement pour une courte période ou pour un projet spécifique, la location ou l’emprunt pourraient être une option plus économique et écologique.

4. Le bien est-il réutilisable?

Une imprimante peut être utilisée plusieurs fois et il est également possible d’acheter des cartouches d’encre réutilisables pour réduire les déchets.

5. Le bien est-il multifonctionnel?

Optez pour une imprimante multifonctionnelle qui peut également scanner et copier les documents pour ne pas devoir acheter des appareils séparés pour ces tâches.

6. Avez-vous réfléchi aux quantités adéquates pour éviter le gaspillage et l’entreposage inutile?

Estimez le volume d’impression attendu pour éviter d’acheter une imprimante trop grande ou trop petite. Ainsi on évite de surconsommer des ressources inutilement.

7. Le bien est-il composé de matières recyclées?

Certaines imprimantes sont fabriquées à partir de plastique recyclé. Achetez aussi des cartouches d’encre recyclées et du papier recyclé pour réduire les pressions sur les ressources naturelles.

8. Les matériaux composant le bien proviennent-ils de sources renouvelables?
Favorisez des fabricants d’imprimantes qui utilisent des matériaux renouvelables dans leurs produits en recherchant des certifications environnementales, par exemple.

9. L’emballage du bien a-t-il été réduit au strict nécessaire pour limiter les déchets?

Privilégiez les fabricants qui minimisent l’emballage ou utilisent des matériaux d’emballage recyclables ou biodégradables.

10. Le bien est-il durable? Peut-il être réparé ou mis à jour?

Une imprimante durable et réparable peut prolonger la durée de vie de l’appareil et réduire les déchets électroniques.

11. Le bien est-il doté de fonctions d’économie d’énergie ou d’eau?

Certaines imprimantes sont équipées de fonctions d’économie d’énergie, ce qui peut réduire l’empreinte carbone de l’entreprise. Recherchez la certification Energy Star qui garantit que le produit a été conçu de façon à consommer moins d’énergie.

12. Le bien pourra-t-il être recyclé, composté ou valorisé?

À la fin de la vie de l’imprimante, assurez-vous qu’elle soit recyclée de manière appropriée en l’apportant à l’écocentre ou chez un recycleur électronique.

L’économie circulaire : vers un monde sans déchet

Alors que le principe des 3RV-E nous encourage à réduire, réutiliser et recycler nos matières résiduelles, l’économie circulaire nous invite à repenser entièrement nos modes conventionnels de production et de consommation pour minimiser — voire éliminer — le concept de « déchet ».

Notre économie actuelle fonctionne de manière linéaire : nous extrayons et transformons des ressources, pour produire, distribuer et utiliser des biens, qui finissent bien souvent dans les sites d’enfouissement. Ce cycle exploite continuellement de nouvelles ressources et de l’énergie, aboutissant à une accumulation de matières résiduelles et à une détérioration de notre environnement.

En revanche, dans une économie circulaire, les déchets redeviennent des ressources, créant un cycle fermé où chaque matière est valorisée à son maximum. L’objectif est de maintenir les ressources en circulation le plus longtemps possible pour éviter d’en exploiter inutilement et de récupérer les matières résiduelles à la fin de leur vie utile plutôt que d’en disposer définitivement.

Le tableau ci-dessous énumère les 12 stratégies clés de l’économie circulaire, accompagnées de cas concrets. Tout comme le concept des 3RV-E, une hiérarchie d’application de ces stratégies doit être respectée :

  1. Repenser nos modes de production pour réduire l’extraction de ressources vierges.
  2. Utiliser les biens plus fréquemment.
  3. Prolonger la durée de vie des produits et des composants.
  4. Donner une nouvelle vie aux matières résiduelles.

Les 12 stratégies de l’économie

*Veuillez noter qu’une même action pourrait se retrouver dans plus d’une stratégie.

REPENSER

1. Écoconception

Intégration de critères et impacts environnementaux potentiels des produits dès la conception du produit ou du service.

Exemple : Le Ricaneux a repensé l’emballage de ses produits pour éliminer le suremballage et l’usage de cellophane (pellicule de plastique). Les nouveaux emballages sont majoritairement faits de verre et de carton, deux matières recyclables et issues de sources moins polluantes que le plastique. De plus, la clientèle est invitée à ramener les bouteilles en verre qui sont ensuite réutilisées par l’entreprise.

2. Consommation et approvisionnement responsable

Acte de choisir des produits ou services en tenant compte de leur impact environnemental et social.

Exemple : La Maison de l’Île s’approvisionne principalement en produits de saison produits sur l’île d’Orléans pour élaborer leur menu brunch. De plus, l’ameublement des chambres est composé presque entièrement de mobilier usagé.

3. Optimisation des opérations

Amélioration des processus opérationnels pour réduire l’impact environnemental.

Exemple : La ferme Brovin a planté du lotier pour l’alimentation du bœuf en pâturage. Cette plante améliore la santé animale, réduit les émissions de méthane issues de la fermentation entérique et est plus résiliente aux aléas climatiques.

UTILISER PLUS FRÉQUEMMENT

4. Économie collaborative et de partage

Partage de biens ou de services plutôt que de les posséder individuellement.

Exemple : La Microbrasserie Hop Station s’est associée à d’autres producteurs d’alcool pour acquérir un équipement de mise en canettes plus performant et mobile. Cinq entreprises voisines ont établi un accord de partage pour l’utilisation de cette canneuse.

5. Location

Louer un bien pour une durée déterminée plutôt que de l’acheter. Cela permet une utilisation plus efficace des biens, car ils sont utilisés par plusieurs personnes au fil du temps.

Exemple: La Remise est une coopérative montréalaise de solidarité à but non lucratif qui offre à ses membres une bibliothèque d’outils, d’objets de cuisine, de plein air et de jardinage qui peuvent être empruntés.

PROLONGER LA DURÉE DE VIE

6. Entretien et réparation

Prolonger la durée de vie des équipements en les entretenant et en les réparant plutôt qu’en les remplaçant par des nouveaux.

Exemple : La ferme maraîchère Jardins Nature Mauricie réutilise ses plastiques agricoles d’une année à l’autre plutôt que de les jeter et d’en acheter des nouveaux.

7. Don et revente

Don ou vente des biens que l’on n’utilise plus plutôt que de les jeter.

Exemple : L’entreprise la Citrouille Enchantée donne ses citrouilles invendues à Artha-Récoltes, une initiative qui récupère les surplus de fruits et légumes dans les champs pour les redistribuer à des bénévoles, producteurs et organismes d’aide alimentaire.

8. Reconditionnement

Remise en état des produits usagés pour qu’ils puissent être réutilisés ou revendus.

Exemple : La ferme Brovin a installé un bac pour récupérer des pots Mason. L’entreprise les lave et les réutilise pour vendre ses sauces. Les contenants consignés sont également un bon exemple de reconditionnement.

9. Économie de la fonctionnalité

Vente d’un service, d’une expérience ou d’une fonction plutôt que d’un bien physique.

Exemple : La Ferme Cormier propose des visites éducatives aux champs pour sensibiliser et éduquer les visiteurs aux pratiques agricoles et de jardinage à la maison. Autre exemple : la ferme Les Couleurs de la Terre propose un hébergement pour permettre aux visiteurs de vivre l’expérience du Québec rural et s’initier aux activités agricoles.

DONNER UNE NOUVELLE VIE AUX RESSOURCES

10. Écologie industrielle

Partage de ressources et d’énergie entre des entreprises sur un territoire donné.

Exemple : Chaque semaine, le torréfacteur Café William reçoit à peu près 1000 sacs en jute remplis de grains de café. Ces sacs trouvent une seconde vie chez la pépinière Arborinnov où ils sont utilisés comme paillis. En plus d’engendrer d’importantes économies pour Arborinnov, cela évite que des tonnes de sacs en jute ne finissent dans un site d’enfouissement.

11. Recyclage et compostage

Utilisation, dans un procédé manufacturier, d’une matière récupérée en remplacement d’une matière vierge. Le compostage est un procédé de traitement biologique qui permet la biodégradation des matières organiques sous l’action de microorganismes aérobies.

Exemple : Dans la municipalité de Saint-Hippolyte, les entreprises d’entreposage de bateaux retirent d’importantes quantités de pellicules plastiques utilisées pour l’hivernage des embarcations. En collaboration avec les MRC et la municipalité, des mutualisations de transport ont été organisées pour livrer ces pellicules chez Modix Plastique afin qu’elles y soient conditionnées avant d’être envoyées chez Balcan pour être transformées à nouveau en pellicules plastiques.

12. Valorisation

Terme générique qui englobe l’ensemble des techniques qui permettent le réemploi, la récupération ou le recyclage de matières résiduelles dans le but de les détourner de l’élimination.

Exemple : Le Ricaneux donne les résidus issus du pressurage des fruits à un producteur de porc qui les utilisent pour nourrir ses animaux.

Améliorer la gmr dans votre entreprise, étape par étape

Étape 1 : Annoncer la démarche et officialiser l’engagement de la direction

Commencez par officialiser l’engagement de la direction à travers une annonce formelle. Cela indique la volonté de la direction de fournir les ressources nécessaires et motive le personnel. Vous pouvez formaliser cet engagement via une politique interne de gestion des matières résiduelles.

Étape 2 : Désigner une personne responsable ou former un comité

Assurez-vous qu’une personne ou un comité est spécifiquement responsable de la gestion des matières résiduelles. Cela facilite l’avancement et le suivi des projets et encourage une plus grande participation du personnel.

Étape 3 : Établir le portrait de la situation

Évaluez votre situation actuelle pour identifier les pistes d’amélioration possible :

  • Quelles sont les matières résiduelles générées et en quelle quantité?
  • Quels sont les équipements de tri existants?
  • Quels systèmes de collecte sont en place?
  • Quelles sont les problématiques observées?

 

Étape 4 : Identifier les pistes d’amélioration

Identifiez les pistes d’amélioration potentielles :

  • Quelles sont les matières que vous pouvez réduire?
  • Comment le tri des matières peut-il être amélioré?
  • Quels sont les messages à passer et comment les communiquer au personnel?
  • Y a-t-il des subventions disponibles?
  • Y a-t-il des possibilités de partenariats avec d’autres entreprises?
  • Pouvez-vous optimiser vos procédés pour réduire la quantité de matières résiduelles?
  • Pouvez-vous optimiser les collectes pour réduire les coûts?

 

Conditions gagnantes

Règles de base pour des équipements de tri efficaces

  • Éviter les poubelles orphelines (isolées) et privilégier les îlots de tri à plusieurs voies (ordures, recyclage, compost).
  • Adapter les bacs à la quantité et au type de matières à collecter.
  • Placer les bacs aux bons emplacements et les rendre accessibles.
  • Uniformiser les couleurs des bacs (ex. : tous les bacs à ordure sont noirs).
  • Éviter d’utiliser des sacs transparents dans les bacs à ordures.
  • Récupérer les contenants consignés et les contenants faisant l’objet d’une collecte volontaire (ex. : les projets de dépôt volontaire du verre) dans des bacs spécifiques.

 

Étape 5 : Élaborer un plan d’action

Après avoir identifié vos défis et opportunités, mettez en place un plan d’action pour définir des objectifs et vos cibles, puis identifiez les ressources nécessaires et établissez un calendrier.

Étape 6 : Mettre en œuvre le plan d’action

Passez à l’action progressivement pour atteindre vos objectifs. Pour encourager la participation, maintenez une communication constante avec le personnel tout au long de la mise en œuvre des actions. Organisez des formations, des ateliers, des campagnes de sensibilisation, etc.

Étape 7 : Communiquer vos succès

Vous avez un énorme pouvoir de sensibilisation auprès de votre clientèle, votre personnel, vos fournisseurs et vos partenaires!

Faites connaître vos efforts en matière de gestion des matières résiduelles à travers vos canaux de communication. Un guide complet sur la communication responsable a été réalisé pour vous accompagner dans la communication de vos bons coups.

AIDE-MÉMOIRE

Engagement de la direction

  • Reconnaître la nécessité d’implanter de meilleures pratiques de GMR.
  • Formaliser l’engagement de la direction.
  • Former un comité GMR ou désigner une personne responsable.
  • Assigner les ressources (humaines, financières et matérielles) nécessaires.

Établir le portrait de la situation

  • Identifier les types et quantités de matières résiduelles générées.
  • Évaluer les équipements de tri existants.
  • Examiner les systèmes de collecte actuellement en place.
  • Identifier les problématiques observées.
  • Identifier les matières problématiques.
  • Évaluer les coûts reliés aux contrats de collecte des matières résiduelles.

Identifier les pistes d’amélioration

  • Identifier les moyens de réduire la production de matières résiduelles.
  • Identifier les améliorations possibles pour le tri.
  • Identifier les équipements de tri nécessaires selon le budget.
  • Identifier les ressources disponibles (service-conseil et aide financière).
  • Identifier les messages à passer au personnel.
  • Rechercher des programmes de subvention accessibles.
  • Identifier des partenariats possibles avec d’autres entreprises.
  • Réfléchir aux moyens d’optimiser les processus pour réduire la quantité de matières résiduelles.
  • Examiner comment optimiser les collectes pour réduire les coûts.

Élaborer un plan d’action

  • Définir des objectifs précis.
  • Identifier les mesures à mettre en œuvre.
  • Prévoir les ressources nécessaires.
  • Établir un échéancier.

Mettre en œuvre le plan d’action

  • Communiquer clairement et régulièrement avec le personnel.
  • Encourager la participation du personnel.
  • Organiser des formations, ateliers et campagnes de sensibilisation.

Communiquer vos succès

  • Reconnaître et récompenser les efforts positifs.
  • Promouvoir vos initiatives de GMR dans vos canaux de communication.
  • Informer votre clientèle, votre personnel, vos fournisseurs et vos partenaires de vos efforts.

Réviser le plan d’action après 2 ans, et poursuivre les efforts !

En conclusion

La GMR est bien plus qu’une tâche à accomplir : c’est une opportunité stimulante de faire évoluer votre entreprise vers de meilleures pratiques environnementales. En adoptant les stratégies et conseils de ce guide, vous vous engagez dans un processus d’amélioration continue où vous explorerez de nouvelles idées, méthodes et solutions pour réduire les déchets, recycler davantage et valoriser les ressources.

C’est une démarche flexible et adaptable qui vous permettra de progresser à votre propre rythme, en choisissant les actions qui conviennent le mieux à votre entreprise. La GMR est une occasion de s’engager dans une transformation positive, de réaliser des économies et d’améliorer votre impact environnemental sans que cela devienne une charge de travail écrasante. Prêt à commencer votre parcours vers une GMR plus durable et efficace?

Pour aller plus loin…

Une fois votre système de saine GMR implanté, la prochaine étape pourrait être d’obtenir une certification environnementale pour donner une reconnaissance officielle à vos efforts et renforcer votre crédibilité. Il existe de nombreuses certifications environnementales pour les entreprises, mais la plus réputée au Québec dans le domaine de la GMR est le programme ICI on recycle + de Recyc-Québec.

À PROPOS DE L’AUTEUR

ADDERE | Firme de services-conseils en écoresponsabilité

ADDERE Service-conseil est une entreprise collective spécialisée en stratégies d’impact dont la mission est de promouvoir et de propulser l’écoresponsabilité dans les pratiques d’affaires de tous types d’organisations. 

Ce guide de bonnes pratiques est une initiative de TERROIR ET SAVEURS DU QUÉBEC © Tous droits réservés – 2024

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